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TutaPI - Recherche et Intégration d’une protection biologique contre Tuta absoluta, ravageur invasif de la Tomate

Le ravageur Tuta absoluta poursuit sa dispersion en Europe (depuis 2006) et sur le territoire national (2008) en attaquant principalement les cultures de tomates, au niveau des tiges, des feuilles et des fruits. Les attaques et les dégâts varient suivant les régions et les mesures mises en œuvre par le producteur: surveillance, techniques culturales, piégeage, protection biologique avec des insectes auxiliaires, voire dans certains cas protection bio-insecticide ou chimique raisonnée. Il n’existe pas aujourd’hui de solution «miracle» et une combinaison de méthodes souvent couteuses en temps et en intrants reste indispensable pour la gestion de T. absoluta. Les insectes auxiliaires, qu’ils soient commercialisés ou naturellement présents, sont au cœur de la stratégie.

C’est dans ce contexte qu’est développé le projet TutaPI. Après deux années de recherches,les résultats sont encourageants, tant au niveau de l’efficacité des stratégies, que de l’intérêt de travailler sur des parasitoïdes endémiques mieux adapté à nos conditions, plus performants ou plus faciles à élever. D’une manière générale, au travers des différents essais et suivis sur les parcelles de production en 2011 et 2012, les lâchers de mirides, tels que Macrolophus, donnent de bons résultats. Leur efficacité de contrôle de T. absoluta est améliorée avec des lâchers de Trichogramma achaeae. En conditions expérimentales, comme en conditions de production, les combinaisons de moyens ont à chaque fois permis de contrôler les populations de T. absoluta, et de limiter fortement, voire de s’affranchir de dégâts sur fruits. Dans les serres de production suivies, la présence d’auxiliaires naturels (Dicyphus errans ou Necremnus) contribue significativement au contrôle de T. absoluta mettant ainsi en évidence l’importance de l’environnement des serres.

Un des volets importants consiste à collecter des parasitoïdes endémiques, à les identifier, puis les tester pour comparer leur efficacité à la référence commercialisée T. achaeae. Ces collectes effectuées en 2011 et 2012 ont été réalisées chez des producteurs en Agriculture Biologique (21 parcelles) et ce, pour deux principales raisons:

  • leur environnement étant moins perturbé par les traitements, la présence d’auxiliaires naturels est plus importante;
  • d’une manière générale les producteurs en AB ne font pas de lâchers de trichogrammes du commerce (car peu pénalisés par T. absoluta), ce qui évite de collecter des auxiliaires non endémiques.
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